Bilan 2016 vison 2017

Bonjour
Bonne année à tous,

Mon bilan 2016 a été pour moi lourd de sens et d’activités
J’ai poursuivi mes multiples activités, c’est-à-dire :

– Comme chaque année depuis 10 ans, gestion de l’Espace Sephria, librairie, conférences, et cours de kabbale (plus de 50 vidéo sur le site de Kabbale existentielle)
– Comme chaque année depuis plus de 20 ans, j’ai continué à recevoir en individuel à Nice, cette année également en Israël.
– Comme chaque année, puis 15 ans, coaching auprès des élèves ingénieurs à l’ISEN de Toulon.l’ISEN de Toulon.
– Comme chaque année depuis 35 ans, séminaire dans le cadre du séjour de Pâques organisé par mon frère David, l’année dernière le thème était logothérapie et kabbale, cette année 2016, l’hébreu langue de passage. Les vidéos sont sur le site de kabbale existentielle.
– Comme chaque année depuis 55 ans j’ai continué à communiqué avec Maurice mon ami d’enfance (oui, il suffit de le connaître pour comprendre que c’est une vrai activité ;).
– Comme chaque année j’ai écrit des kilomètres d’articles et de texte, cette année en prévision à l’éditions.
– Comme les dernières années où j’avais réalisé des voyages découverte en Israël, cette année je l’ai fait en duo avec mon épouse.
– Comme chaque année depuis 32 ans j’ai répondu à mes responsabilités familiales et au bonheur de partager des moments de gratitude.
– Comme chaque année depuis 70 ans, j’ai assumé tous les suivis et préoccupations de la contingence et de la réalité matériel.
– J’ai passé la barre des 70 dans les hauteurs des Alpes maritimes avec ma petite familles.
– J’ai finalisé mon installation à Jérusalem de là où je vous écris actuellement.
– J’ai marié une de mes filles.
– Je me suis inscrit à 2 formations en marketing internet.
– J’ai créé le site de Kabbale existentielle en parallèle à celui de Metasophia et celui du coaching existentiel. 
– Et puis j’ai lancé le programme compagnonnage de soi à la découverte de son projet sens, en ligne. Répondu à presque tous les mails et commentaires individuels des participants, (1134 commentaires en lignes à ce jours) et plusieurs centaines de courriels individuels.)
– Une année très remplie, peut-être un peu trop.  Comment j’ai fait ? je ne sais pas !

J’ai beaucoup donné, peut-être trop. Pourquoi tant donnée ? Une erreur, peut-être ?
Vous comprenez que 2017 doit aussi être une année d’élagage pour laisser les nouvelles branches pousser.

Intentionnalité année 2017
Je ne sais pas ce qui sera élaguer sur l’ensemble de ces activités, mais le maître mot reste élaguer.
Elaguer certains aspects de mes activités, élagué les listes d’inscrits aux new…
Concernant L’espace Sephria délégation à 80% et transfère de la gestion.
Concernant le voyage mettre en projet un voyage en juillet 2017, c’est aussi un objectif de ressourcement et de plaisir.

Pour ce qui concerne la suite à donner à mes activités projet-sens, refonte des sites, et ouverture de pages Facebook, ce qui nécessite la fermeture des portes de l’ancien programme. (Ce qui a été fait cette semaine).
Et si j’ai le flow, préparation d’une nouvelle version de compagnonnage en abonnement avec un suivi plus cadré.
Lancement de la formation coaching existentielle avec, prérequis et dossier de candidature.
Édition de mon premier livre. Ha et pourquoi pas le vendre avant sa sortie, j’y avait pensé mais pas encore osé. Qui sait !
Mes besoins : 3 besoins des sous, des sous et des sous ! 1 pour une délégation pour la partie technique et marketing, 2 pour une secrétaire assistante virtuelle. 3 pour me payer un coach non virtuel cette fois 😉

Le pourquoi de tout ça mieux donner ce que j’ai à donner. Laisser une trace de mon passage

Intention sur 10 ans, mon rêve de l’inouï, création d’une école universelle. J’en dis pas plus parce que c’est complètement fou.

Il faut juste savoir que j’ai derrière moi un parcours de fou et que j’ai pu réaliser des rêves de fou, pourquoi pas celui-là. Pour Ex
A 25 ans pionnier de l’agriculture bio en France avec l’association Nature et Progrès, initiateur du salon Marjolaine. Création d’une petite affaire « la source de vie » restau Végan et vente en vrac de produit bio, qui est devenu au bout de quelques années le passage obligatoire pour manger bio et faire des économies.
Plus d’un millier de clients grâce à ma formule coop.
Quelques années plus tard, je créé ma marque « Nice Nature » et j’entre en distribution, plus d’une centaine de clients revendeur… Je devenais l’homme à abattre par les gros distributeurs industriels du bio. Quelques temps plus tard, je suis touché en plein cœur !  Je cède ma boite pour 1 Franc symbolique à mes associés à cause d’un lapsus verbal.
Puis je repars sur la route en quête de Soi, étude de la Kabbale en Israël.

A 40 ans au chômage, je crée le salon de la création d’entreprise Réussir sans 1 centimes en poche ! Une réussite fulgurante 6000 visiteurs, 3000 m2 d’exposition, Plus de 100 exposants, un espace rencontre entre porteurs de projet et investisseurs, un concours de la création d’entreprise et de l’innovation, voir la vidéo en ligne… Puis une deuxième année … puis je réalise mon deuxième échec, « le rater réussir l’Europe sur Paris ».
Je monte mon entreprise de conseil « comment Réussir à Échouer » … et je donne des conférences sur la sagesse universelle de la kabbale.

A 54 ans on me propose un poste d’enseignant en ressource humaine en management centré sur l’humain dans une école d’ingénieur à Toulon, j’affronte le défi sans aucun diplôme. Pour donner crédit à mon poste il me fallait « une peau d’âne » A 55 ans autodidacte, après validation des acquis, je reprends mes études universitaires, pour obtenir un DESS d’ingénierie de la formation avec mention en 3 ans. Parallèlement à ces études, tout en travaillant, je me paye un tas de formation en coaching et thérapie humaniste pour actualiser mes acquis d’expérience. Je suis toujours en poste dans cette école mais cette fois en tant que coach.
A 60 ans j’ouvre en // un cabinet, coaching et thérapie brève… Qui devient au bout de quelques année le centre de formation « Metasophia » actuellement en activité
Amoureux du livre je crée l’Espace Sephria du terme sepher qui veut dire livre et parole pour partager l’écrit et la parole toujours en activité.

La suite c’est la création d’une synthèse d mon parcours avec le coaching existentiel et le compagnonnage de soi. Mais purée de purée où est flow… Affaire à suivre.

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Qui suis « jeu » suite j’ai fait un rêve

C’est une suite à mes mémoires « J’ai fait un rêve (aide mémoire à compléter) »

A 18 ans Je découvre Freud et je coupe le cordon ombilical avec ma tribu familiale.

A 20 ans Je découvre l’enseignement d’extrême Orient… Yoga Méditation J’expérimente la sortie du corps

A 22 ans je découvre le RED, l’hypnose, le Magnétisme et je me lance dans la thérapie énergétique.

A 23 ans je découvre l’enseignement ésotérique… Je plane au-dessus des humains, j’ai du pouvoir … J’ai le pouvoir de l’attraction… Je me prends pour maître… Alors que je ne suis que centimètre « senti-maître » Très vite je suis rattrapé par ma conscience par l’enseignement spirituel que je suivais. Pris par le chemin de l’ascension vers sur la montagne de l’orgueil spirituel, je décide de tout d’arrêter. Je me retrouve libéré du fluide magnétique qui m’habitait. Plus tard je retrouverai un fluide (Shéfa) purifié des impuretés et des écorces du pouvoir. « Compagnon de la liberté, je me suis mis en chemin passant par Sri Aurobindo, Ramana Maharchi, Krishnamurti, Bouddha, Rabindranath Tagor, Lao Tseu, Lanza Del Vasto, Hermes, Hermann Hesse, René Guénon, Platon, Héraclite…, pour n’en citer que quelques-uns[1]. J’ai voyagé en quête d’un « plus-être » auquel seule l’évasion spirituelle pouvait dans ses apparences donner sens. En cheminant sur ces sentiers, je me suis tant de fois perdu dans les labyrinthes d’une vie en quête de vrai, perdu dans les artifices de l’illusion, perdu chez les vendeurs de rêve, « maîtres chanteurs ».  Mais ce cheminement, avec ses erreurs, est devenu ma richesse.

A 26 ans je découvre la vie saine, la macrobiotique, le végétarisme. Je crée « La source de vie », complexe restaurant végétarien, macrobiotique, vente de produit bio, centre de conférence… Ma clientèle, est marginal, hippies venant faire un cure de désintox, musicien, artistes.. Les Beatles, Brigitte Bardot,  y passent.. Cette fois je ne tombe pas dans le piège. La source de vie devient un espace communautaire je partage tous, jusqu’à la gestion du centre avec des amis « hippies », ce qui me donne la possibilité de partir moi aussi sur la route.

A 28 ans La source de vie devient le point de rencontre et de distribution des marginaux. Je lance une coopérative d’achat de produit bio… Je deviens délégué de Nature et Progrès, la référence en matière de contrôle du bio de l’époque… Nous lançons le salon Marjolaine ( toujours d’actualité) Ma compagne Catherine, est enceinte, je me marie. La source de vie ravitaille les communautés, les centres spirituels… Nous distribuons des tonnes de Riz bio par mois…   Nous sommes toujours en communauté… Pas de propriété telle était la devise… Catherine craque, elle part avec ma fille, Emmanuelle, aux Etat-Unis… Je ne les reverrai plus…

A 30 ans, fort du succès, je mets en gérance la source de vie et je crée « Nice Nature » et je me  lance dans la distribution de produit bio. Je ne sais pas gérer la croissance. Je prends des associés choisis, j’offre des parts à mon comptable qui quitte son job, + un financier qui prend la majorité. Ma marque devient une référence de qualité. Au bout de 2 ans 200 boutiques clientes !   L’associé majoritaire vend ses parts, je me retrouve avec un gars des halls de Paris, des camions frigo et le lancement de la viande bio ! L’enfer ! Je ne me perds dans ma propre création. Je refuse de vendre de la viande je me retrouve en conflit avec l’esprit business classique que j’ai toujours combattu. Cela n’avait plus de sens… Je suis chez moi … Je cherche mes affaire : Je demande à ma nouvelle campagne « T’as pas vu mes enfer ? ». Waoua ! Face à ce lapsus, je descends voir mon associé, je négocie la vente de mes parts je les vends à 1€ symbolique. Premier Echec-Apprenti-sage. Pionnier du bio à 26 ans,

j’aurai pu devenir très riche me dit-on. Je vais devenir riche en expérience.

19 ? : «Certificat Supérieur de Maîtrise du Contrôle de Gestion » au CERAM A 32 ans Je retrouve ma liberté… Je parts à la recherche de ma fille… Perdu de vu ! Je découvre ma fragilité… Expérience psychédélique, Castanada, L’herbe du diable et la petite fumée… Sans Francisco, le Mexique…  De retour en France je rencontre la « tribu » et le chamanisme, j’offre « la source de vie » à la tribu. J’expérimente la vie à l’indienne… Je me suis enfumé dans l’idéologie… je ne vois pas… le côté secte… La source de Vie est passée du côté Tribu qui relance la coopérative. Je suis rattrapé par mon entré en « religion », Mes rêves me sorte de l’emprise… Je comprends…Je quitte la Tribu. Je repars en quête mais vers mes racines. Je découvre le judaïsme, son histoire, la Shoa…  L’enfer !  Je me retrouve à nouveau confronté à l’étroitesse des systèmes religieux… Où est le sens de tout ça… Je veux comprendre…

1981 , je pars étudier en Israël… Je rencontre « Manitou » un véritable enseignant…

Je redécouvre le sens de l’histoire « historiosophie », je découvre l’universelle dans le particulier, je découvre la kabbale…

37 ans je reviens en France et 4 sept 1983 je me mari avec Michèle, Emounah. Michèle sauve les meubles et les murs de « la source de vie » grâce à un de ses amis avocats. Nous vendons le local fin de l’aventure « source de vie ». Mais pas dans ma tête. Deuxième échec.. Apprentissage. 27 juin 1984 naissance de Mayane (La source) Septembre 84 décès de mon père,… je cherche mes repères. Devoir de chef de famille, travailler…

38 ans 1984 1986 je travaille dans le cadre familial… J’entre en « religion » Je cherche mes repères, Je me rapproche de Manitou

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40 ans1986, L’AFPA, stage de création d’entreprise… Je découvre le labyrinthe administratif de la création d’entreprise… Comment en sortir ? J’ébauche mon projet « Réussir » 2 janvier 1987, Naissance d’Oriane (la lumière)

41 ans 1987 je crée la société « Barouh » (Bénédiction) Conseil, Communication et création d’événements. Je mets sur pied le projet « Réussir » Salon de la création et du développement d’entreprise.  En parallèle je travaille dans l’immobilier. Je troc la communication avec les plus grosses presses spécialisés de l’époque. Je prends des stagiaires d’une école de commerce, une seule salarié en secrétariat Nadine. Une équipe d’amateur mais motivé (  )

Juin 87 le lancement de Reussir : Très gros succès 6000 visiteur (Lien)

Juin 88 deuxième édition du salon, j’embauche des pro… Une équipe motivée par le côté image…,

11 novembre 1988 Naissance de Benjamin (Ma droite)

43 ans 1989 : Comment rater Réussir : Je trouve un associé… Nous lançons le projet Réussir 90 « Réussir l’Europe » Au CNID  de Paris… Je me retrouve à une grosse table de négociation de gros bonnet de la distribution d’hyper marché : Décalé. Entre temps mon associé fait faillite et entraîne la société Réussir dans le raz de marée. Troisième échec « je rate Réussir ! ». Mais je ne tombe pas la sagesse juive me rattrape… Le sage n’est pas celui qui ne tombe pas 7 fois il tombe 7 fois il se relève »

J’aurai pu devenir très riche me dit-on, saloneur à 40 ans. Je vais devenir riche en expérience.

Je recherche mes repères… 3 échecs mais trois réussite ( mes enfants) Il me reste encore l’immobilier… Je continue dans l’immobilier ce qui me permet d’acheter ma maison. Je n’aurai pas tout perdu

46 ans 1992 je rachète l’agence immobilière « Edificia Conseille ». Je travaille à mi-temps et j’étudie à mi-temps. 1994 la crise dans l’immobilier…  Je ferme et je pars au chômage 4em échec, perte d’Edificia Conseil…

J’aurai pu devenir très riche me dit-on. Je vais devenir riche en expérience.

48 ans 1994 Formation en Gestion au CESI.  J’écris le mémoire de fin de stage J’écrit mon mémoire « Mémoire pour Mémoire voici mes mémoire » complètement décalé. Mais je découvre le bilan de vie et mon fil d’Ariane.

1994 – 1995 :  » RESPONSABLE GESTIONNAIRE DE SERVICE » AU CESI

Fort de mon expérience pluriel et de mes leçons de judaïsme à l’échelle universelle, je me lance dans les conférences. Repéré on me propose une place d’enseignant dans une école d’ingénieur ISEN de Toulon.

49 ans 1995-2015 je deviens prof dans une école d’ingénieur puis coach des étudiants je n’ai même pas le Bac en main ! Il me faut une peau d’âne me dit le directeur 1996 évaluations des acquis…Licence 1997/1998 : Maîtrise de Science de l’Education par l’Université de Rouen. 2004 j’arrête l’enseignement et je devient coach des élèves ingénieurs toujours d’actualité. 

1998/1999 : DESS «Ingénierie de la Formation »  1998/2005 : Formation en divers sources de développement  personnel. Maître Praticien PNL, Hypnose Erictionniènne, Analyse Transactionnelle, Sophro-Analyse, Logothérapie, Coaching, harcèlement moral, bilan de compétence SOSIE, Meta-States Practitioner…) Et je me lance en psychothérapie … Je deviens formateur coach à l’école Etape en coaching et AT.

59 ans Sept 2003 Je crée l’entreprise Métasophia….(Librairie Centre de formation toujours d’actualité)

2005 Je m’embarque dans l’inter-religieux, dans l’association « Esprit d’Assises pour la paix entre les religions dans le monde) avec des responsable religieux de plusieurs religions L’association ferme au bout de 3 ans Belle expérience

Septembre 2007 Ouverture du département « librairie juive » J’ouvre le rayon judaïsme je crée l’Espace Sephria, qui deviendra L’activité principal jusqu’à… Toujours d’actualité… + librairie en ligne  Je crée l’association Mayanoth (les sources) pour un retour aux sources

En 2010 je me lance   dans le voyage initiatique en Israël « Kabbale logothérapie et retour au source sur le chemin des patriarche   …. Adresse site http://bnei-noah.blogspot.fr/)

11 novembre 2011 je fait un rêve… 

En 2012 je crée une formation de coaching existentiel pour mettre en synthèse toutes ces expériences et outils en une formation.

En nov 2014 j’élabore le produit « projet sens »… que je souhaite lancé via internet. J’écris, pour un lecteur imaginaire « j’ai fait un rêve » en attente d’être accouché...

67 ans Projet 2014 : Projet d’écriture, livre interactif « projet sens », je crée la formation « compagnonnage de soi, formation coaching existentiel, et la formation en logothérapie en prévision pour internet. Je crée un cours sur la kabbale existentielle en vue de la formation via internet.

Avril 2015… Remise en place des sites et revoir mes formations weeb. Ralentir les entretiens individuels en coaching et en thérapie et recherche d’un preneur de la Sephria.

68 ans en juillet 2014 Mon projet sens en ébauche :
l’école du sens de la vie… je me donne 3 ans
Mais entre temps il faut me faut trouver de l’argent ! Pas d’argent pas de projet. A suivre


extraits de j’ai fait un rêve en attente

Je m’appelle Elie, j’ai 65 ans. J’ai toujours été attiré par la quête d’absolu. Quand je me présente, c’est souvent comme étudiant de la sagesse, et  j’en ai fait mon métier. Je continue à travailler dans le domaine du livre, de l’accompagnement de la personne humaine et de la formation. Depuis maintenant 13 ans je reçois des étudiants ingénieurs à Toulon, en entretien sur leur projet de vie. Ce matin, jeudi 10 novembre 2011, par souci de confort, j’ai pris le train, le magazine science et vie à la main, et me voilà partie dans les nébuleuses cosmiques de la création du monde et des mondes parallèles.

Au fils et à mesure de ma lecture je découvrais combien le monde scientifique se rapprochait du monde spirituel. Entre ce monde de l’incroyable réalité de l’univers physique qui nous entoure, et ce monde de la pensée métaphysique des enseignements traditionnels de la kabbale, j’ai fait ce rêve le plus fou que j’aie pu faire dans ma vie.

Maintenant, il s’agit de l’écrire, le partager et le mettre en projet.  La réalité n’est-elle pas plus inouïe que les rêves les plus fous?  Mais il me faut être crédible, d’autant que ce rêve peut être prétexte à revisiter ces vieux rêves de l’oubli dans ce placard de l’impossible, et les semer à nouveau dans non  jardin des possibles.

C’est ainsi que j’ai ré-ouvert ce vieux rêve qui est d’écrire. Ecrire est en effet un de mes rêves, non pas le plus fou, mais des plus essentiel. Seulement, je suis né entre deux cultures, le français tunisois et l’arabe francisé. J’en suis ressorti inculte dans les deux langues.

J’ai eu la chance de rater mon bac grâce à cette inculture et ce qui a fait de moi ce pèlerin du vide. …/…

Toute ma vie est jonchée de rêves et grand nombres d’entre eux se sont réalisés. Pourquoi n’ai-je pas commencé à écrire ? Me faut-il une idée force pour oser ? Ce rêve de l’inouï, dont nous parlons, n’est-il pas suffisamment fort pour que je m’y mette ? Et là, certes, je réalise que je suis dans l’acte d’écrire, mais pour qui, pourquoi ? Où est le lecteur ? Toi, oui toi lecteur de mon imaginaire, si tu n’existais pas, ce livre n’aurait jamais existé.  Oui tu m’accompagnes dans l’acte d’écrire par le simple fait que je projette d’être lu. Et puisque tu me lis, c’est que j’ai enfin pu réaliser ce rêve d’écriture de l’Être qui me dicte ces pensées qui sont en attente de lecteurs.  Et ce rêve d’écrire pour autre que moi sort aujourd’hui  de son placard de l’utopie pendant même que je t’écris l’intention de vous révéler mon rêve de l’inouï…/

Mais voilà, il me faut être crédible, il me faut peut-être commencer par raconter mes rêves réalisés, Comment ? Commencer par quoi ? Sans radoter… Et si, … peut-être me faut-il d’abord présenter l’idée à un ami ? A mon auteure ? Pour oser passer le cap du partage.

J’ai, en effet, envie de faire lire mes brouillons d’écriture avant de les partager.  Voilà ce que me répond Rilke dans « lettres à un jeune poète ». «Vous demandez si vos vers sont bons…/… Vous tournez le regard vers le dehors…/… Personne ne peut vous apporter aide et conseil, personne. Il n’est qu’une seule voie. Entrez en vous-même. Recherchez en vous-même la raison qui vous impose d’écrire ; Examinez si elle étend ses racines au tréfonds de votre cœur… Efforcez-vous alors de dire, comme si vous étiez le premier homme, ce que vous voyez, ce que vous vivez, aimez et perdez… Dites vos tristesses et vos désirs, vos idées fugitives et votre foi, quelle qu’elle soit…

Et seriez-vous, vous-même dans une prison dont les murs ne laisseraient parvenir à vos sens aucun des bruits de ce monde, ne vous resterait-il pas votre enfance, cette richesse exquise, royale, ce trésor de souvenirs ? C’est vers ce domaine qu’il vous faut commencer avec application. »

C’est ainsi que j’ai commencé à écrire l’enfance.

Je m’appelle Léo, c’est comme ça qu’on m’appelle. J’ai 4 ans, je ne sais pas encore que toute cette enfance que je vais vivre à Lagoulette, sera une trame de mon futur en devenir ! Disons même les premiers « ancrages » de plusieurs vies.

J’habite Lagoulette en Tunisie.  J’aime la vie, j’aime jouer. J’ai 4 ans et j’ai déjà découvert qu’il y avait des voies pour sortir de l’enferment, un simple trou dans le grillage de la cour d’école et me voilà parti pour la recherche de capsules de bouteilles du monde entier…/ je suis loin de chez moi, je me suis perdu, j’aime me perdre pour sortir des limites du connu…/… Je continuerai toute ma vie à chercher vers cette ailleurs des frontière du connu… Je serai chercheur de renouveau, cheminant sur un chemin qui me mène vers d’autres horizons.

Mais qu’est-ce qui s’est passé pour qu’on ait finit par fuir notre pays natal ?

J’ai 6 ans, je suis sur la terrasse du restaurant de grand-père. Je revois ces vendeurs de jasmin, qui passe de table en table. « Saloum alikem mon frère, chalom habibi ». Le jasmin sentait l’amitié, la fraternité.  Nous étions frères, nous aimions le même parfum, le parfum du jasmin, le parfum de la fraternité. Nos religions étaient différentes mais nous savions que nous avions le même D.ieu. Pour moi c’était mon Ami. Un bon Ami puisqu’il s’appelait le Bon D.ieu.

1954, J’ai 8 ans, c’est l’indépendance de la Tunisie. Le jour de la liberté de nos amis, nous devons partir, nous enfuir ? Pourquoi ? Pourquoi l’odeur de la peur a-t-elle remplacé celle du jasmin. Nous étions riche, j’avais beaucoup de jouets, nous quittons le pays juste une valise à la main. Pourquoi ? Au nom de quoi ?

Je suis avec toute ma famille dans les entrailles du bateau qui nous mène en France. Où est l’odeur du jasmin, il n’y avait que cette odeur de vomie. Je glisse, je tombe, ça sent pas bon, je vomi sur mon beau pantalon de voyage, je meurs de ma Tunisie natale. Je regarde la lucarne, où es-tu mon Ami? Je me relève, le bateau targue, je glisse à nouveau. Je ne veux pas mourir dans la vomie de la tristesse du monde…./… Pourquoi ? D.ieu mon Ami ne me laisse pas mourir.

J’ai 8 ans, je me meurs de la Tunisie en étranger, je me réveille en France en étranger, Etrange !

Nous habitons un petit 2 pièces rue de Levallois à Paris, 3 ou 4 familles dans le même appartement, avec balcon. C’est important d’avoir un balcon, même si l’air de Paris ne sens pas le jasmin, même si le ciel n’est pas aussi bleu qu’à Lagoulette.

D.ieu est toujours là, il nous protège nous dit-on…/… Ma mère est tombée gravement malade…/… Mon père est postier de nuit, et la journée il travaille encore…/…

Il n’est pas bon pour des enfants d’être seul, nous dit-on…/… Alors pour nous aider, on nous a séparés de notre famille…/… Pour nous aider on nous séparer de nos derniers repères.

J’ai 9 ans A la DASS il y avait un mur, je savais comment m’échapper, j’étais un expert de la fuite, un expert de la délivrance…j’en ferai plus tard un métier, aider l’humain à se délivrer de ses enfermement.  Mais il y avait mes frères et sœurs que je retrouvais tous les matins au petit déjeuné…/… Et puis je retrouvais mon petit bout de ciel…/…Ah mon Ami ! Tu sais que je te reste fidèle malgré tout ce qu’on nous raconte…  Ici il t’on fait homme,  accroché sur une croix par des clous qui percent tes mains et tu avais tellement l’air de souffrir Je ne comprenais plus rien. Toi aussi tu serais mort ? Je ne pouvais pas y croire, non tu étais trop fort et ta demeure c’était l’infini, là où personne ne pouvait t’atteindre. Tu étais le bon D.ieu qui pouvait te faire autant de mal/… ici on m’obligeait à prier.  En Tunisie les enfants n’était pas obligeait de prier…Il fallait juste être là pendant les grande fêtes et jouer avec les copains. J’avais peur des menaces, alors je me pliais comme on me le demandait, à genoux sur mon lit, sous la surveillance des sœurs. Je ne sais pas pourquoi on les appelait des sœurs, ce n’était pas mes sœurs ! A genoux sur mon lit je devais écouter leurs prières et répéter après…/… C’est la première fois que je ressentais la peur, comme si je faisais mal ! Je voulais rester fidèle à mon Ami, à mon D.ieu… On nous parlait d’un D.ieu d’amour et nous étions sous la menace d’y croire. Je ne sais pas ce que cela veut dire un dieu d’amour qui fait peur aux enfants… Je ne comprenais pas trop ce que signifiait l’amour du point de vue des gens qui nous voulait du bien en nous séparant de ceux qu’on aime, en nous obligeant à nous plier pour prier…  Alors pour ne pas lui  être infidèle, pendant que les sœurs sermonnaient … Je croisais les pieds, je croisais les doigts et je soufflais à mon cœur ; « C’est pas vrai ! C’est pas vrai ! » . En Tunisie à la synagogue les gens priaient debout et le moment le plus fort de la prière c’était lorsque mon papa rassemblait toute la famille sous son châle de prière. C’est comme ça que je comprenais la prière, être ensemble sous un tallith et respirer l’odeur de la pomme aux clous de girofle.  Alors pour éviter de me faire gronder, je me pliais, tous les soirs, mais je croisais les doigts « c’est pas vrai… c’est pas vrai… » Je savais que mon Ami nous protégeait et qu’il nous ramènerait sous le talith de mon papa avec toute ma famille.

J’ai 10 ans je découvre l’amour…Mon premier amour.  Elle est belle, blonde aux yeux bleu, douce comme le coton. C’était la ronde de l’amour, un de ces jeux qui nous font perdre le sens. Nous tournions autour d’elle. Elle devait choisir deux cavaliers… J’ai été choisi en premier et puis ce fut le tour de Georges le pervers. Elle chantonna, vous savez de ces chants qu’on n’oublie pas. « Entre le deux mon cœur balance… Je ne sais pas lequel choisir des deux ». Pendant que son cœur balançait, le mien battait la chamade. J’étais beau, j’étais un gentil, je l’aimais et elle m’aimait certainement … du moins je le croyais… « Et c’est  Georges mon préféré, et à Léo les cents coups de bâton ! ». Vous parlez de 100 coups ! 1000 coups ! Il n’était pas beau, il était vicieux, pervers, toujours à vouloir jouer à des choses pas belles.  Pourquoi est-ce qu’elle a choisi le méchant ? J’ai quittais la ronde, je suis partie pleurer mon premier amour. J’ai pleurais le mystère de l’attirance déjà à 10 ans les filles préférait le pervers ! Mystère de l’amour !…/…, je ne sais plus dire je t’aime!  Même toi mon Ami je t’ai oublié… je me suis oubliait…

Toute la suite n’est que semblable à elle-même…

A 68 ans, formateur, coach, créateur d’une nouvelle approche de coaching « le coaching existentiel » suite à une demande d’un grand Editeur me voilà partie dans une nouvelle aventure… L’écriture d’un ouvrage sur le « projet sens »,

Y-a-t-il mieux qu’un témoignage ?

La synchronicité incroyable de l’évènement qui m’a laissé une profonde et troublante impression. «  Les grands esprits se rencontrent » dit la sagesse populaire ou bien « Il n’y a pas de hasard ».  C’est ce que j’ai vécu au moment où j’ai reçu les pages du livre de l’auteur en « avant première », et ce moment précis de vie où  je me suis proposé depuis des mois, à la suite d’un certain nombre de faits, de réaliser une introspection et d’en écrire mon propre cheminement.

Alors que je m’interroge sur cette  question si intemporelle  « Qui suis-je », « qu’est-ce que je fais », avec ce sentiment de « traverser le désert », « d’errer» (plus de mission professionnelle, rupture sentimentale, changement de vie…),  je reçois par différents biais les mêmes suggestions:  «Questionne toi sur toi », « raconte toi », « trouve le fil rouge  », «cherche à comprendre le sens », « apporte une réponse juste à la responsabilité de ce tu as à faire », «essaie de définir la direction que tu veux te donner», « tente de déterminer ton projet et de le mettre en action», « écris ! » :  Mais comment aborder une telle démarche ?

Comme une réponse « tombée du ciel » je reçois, les pages d’Elie en pré lecture. Toutes mes questions sont reprises dans ses pages, toutes ces questions font parties de ses pages. Je suis effarée, je lis et relis l’auteur «  Passer du  Pourquoi au Pour quoi ! », « le chemin se construit en marchant, tout en passant par des passages à vide…Les impasses deviennent passages, signes du changement de route…Le vide devient, indicateur de sens, le plein étant déjà occupé par la voie des sens. »

Touchée par les premières lignes des recommandations de l’auteur, j’y trouve toute la dimension spirituelle qui nous est essentielle : « La question du sens de la vie au crible de l’écriture », « une étude expérimentale qui vous mène à écrire votre propre livre » « Prends maintenant, un cahier neuf,  donne lui un titre signifiant comme « en quête de… », Ou « mon journal… ». C’est une histoire de fou ! C’était déjà fait, j’avais choisi pour titre « Mon aventure de vie ».

Suite aux messages de mon entourage, j’avais décidé de rassembler tous mes souvenirs en commençant par le commencement : mon enfance. Imaginez-vous que c’est ici, ce que je lis de l’auteur dans son premier chapitre : « Commencer par le commencement ».

Après quelques semaines de difficultés à trouver les mots, prise par le doute, et les incessantes pensées négatives « est-ce que c’est bien ce que je dois faire ?», « est-ce que je ne vais pas perdre de temps ?», « tu n’a rien de spécial à dire », « Qu’est-ce que ça va t’apporter »…je fais face au syndrome de la page blanche.

C’est précisément à cet instant, plongée dans le doute,  que l’auteur me fait le cadeau de m’envoyer par mail le Chapitre deux de son livre qui porte pour titre « La page blanche », et sur laquelle je pouvais lire : «La panique de la page blanche, jusqu’à me faire douter de mon projet», « Un livre c’est une bataille ». C’est stupéfiant ! Son écriture comme par magie suit le processus de ma propre écriture.

Toutes ces « paroles écrites » sont autant de panneaux d’indications, qui m’invitent à suivre la méthodologie de l’auteur.

L’auteur m’accompagne, anticipe même parfois mon questionnement, apporte une réponse avec une écriture qui « parle ».

L’acquisition de son livre devient une évidence et de fait me propose certainement un sens.  Car je connais l’auteur, j’ai suivi ses séminaires de formation en coaching existentiel, j’ai participé au voyage initiatique qu’il a organisé en Israël sur le thème « Pèlerinage au centre de nous-mêmes, approche méditative et projet de vie », et particulièrement car je partage sa vision humaniste et universelle, les différents champs de recherches dans lesquels il s’inscrit, son approche thérapeutique (novatrice qui sort des pratiques « psy »), ses méthodes, et la dimension spirituelle qu’il apporte en dehors de toute religion ou dogme.

Car je l’ai perçu dans l’immédiateté comme un guide, un support thérapeutique me permettant une auto-analyse via « l’écriture » qui répondrait en partie à la question « Qui-suis-je ? », « Qu’est-ce que je fais », « Quel est ma singularité ? Quel est ma spécificité ? », « Quel est ma voie ».

De participer à cette nouvelle démarche thérapeutique qui nous propose de dialoguer avec notre propre voix intérieure, ce que je m’évertue à faire.

Car il représente un « pré-texte » pour écrire mon livre, le livre que je m’étais décidé à entreprendre pour me « découvrir».

L’auteur me suggère d’écrire la préface du lecteur :                                                       – D’entrer en dialogue avec « ma voix qui indique la voie »

– De définir mon projet sens, ma spécificité, ma singularité.

– Qu’il me livre des secrets. (Elie « le fou et le sage »)

– De me rencontrer,  de mieux me connaître.

– De revisiter mon histoire, pour en sentir la richesse des expériences vécues jusqu’à ce jour.

– D’Etre spectateur de moi-même.

– D’identifier le fil rouge, les signes, les panneaux d’indications dans mon parcours qui me mettent sur la voie.

– De faire la synthèse sur ma vision, mes valeurs, mes aspérités profondes.

– Qu’il me renvoie mon image pour y voir mes défauts de caractère, ce que je répète, les différentes conséquences de mes choix dans leurs aspects sombres et lumineux.

– De découvrir le sens de ce que j’ai vécu et de ce que je vis, ce que cela me propose.

– De participer à ce « XXIème siècle qui sera spirituel. Faire partie de ces acteurs du changement qui participe au virage spirituel de notre futur ».

– Que de résonance ! Merci Elie pour cette guidance invisible.

MA PAGE BLANCHE :

Ce chapitre est l’âme du livre,

Le chapitre 2 est très important, il doit être incisif, percutant.

–                  Comme quoi ?

–                  Comme à la boxe : une droite dans la mâchoire du lecteur…/ [1]

 

Tu parles d’une droite ! Je suis devant une page blanche ! Pas envie de boxer avec le lecteur !

Me voilà face à ce qui se dit être la maladie des écrivains : La page blanche.

………………..

 

Le sens de la vie, le projet sens, le projet de vie, les objectifs, le sens ultime, le pourquoi du comment, la souffrance, D.ieu ?…  Une question, mille chemins en fonction de l’âge, de l’état de santé, du contexte, de la situation !

Je me retrouve face au défi d’écrire un livre, qui se veut pratique, sur ces questions existentielles qui interpellent l’homme depuis la nuit des temps. Ces questions restent toutefois l’essentiel de mes accompagnements en coaching existentiel. Mais comment crée l’émergence de l’intelligence de l’instant, cette parole qui jaillie des ressources de l’inconscient spirituel dans les entretiens ? Autrement dit, comment transcrire la voix, ce logos qui nous accompagne dans une rencontre? Faut-il mettre la parole en exil pour passer à l’écrit ?

 

………………….

… « Un livre c’est une bataille »[2]Oui, mais ici c’est une bataille avec soi-même.

Ecrire, ici, signifie publier, partager avec des lecteurs inconnus. Mais que d’obstacles ! Tout d’abord ma dyslexie dans l’écriture… Le texte a été chamboulé, déplacer, parfois mis de côté… . Il fallait qu’il soit lisible, clair, rectiligne.  La route est devenu droite, trop droite… J’entends virginie me relire… « C’est trop clair on ne s’y perd plus ».  Imaginez un labyrinthe en ligne droite… Je me suis brûlé la plume… Je lâche le plan, je me perds en chemin, alors je me retrouve… Je fais pareille dans mes conférences, je lâche le plan, je suis pris par un je ne sais quoi qui  m’entraîne, et l’auditeur avec, dans des zones d’un savoir inconnue où ce qui se dit n’est plus de l’ordre de l’appris. Cette partie de l’inconscient spirituel je l’a connais, elle m’habite, la transmission se fait par une parole qui vient dans un instantané non prévu.

… « Le privilège des écrivains c’est que vous pouvez régler vos comptes avec vos semblables… La seule règle est de ne pas les citer nommément »  Mais si l’auteur ne se cite pas, il disparait dans sa propre écriture.  Non ce n’est pas le but, nous sommes ensemble sur ce cheminement ou se partage le « Je et le Tu ».

L’éditeur a compris : « L’écriture d’un livre est d’autant plus impliquant qu’elle engage le projet-sens de son auteur » me dit-il.

J’ai partagé le projet de cette écriture. « La préface et l’introduction me donne plus envie de savoir par où est passé l’auteur dans sa quête ». Me dit Olivia.

Parler de mon parcours, partager le chemin, rencontrer le lecteur, devenir lecteur de mon livre, jouer le jeu ! Le jeu du «j e»…   Comment faire pour que le lecteur soit le sujet de l’écriture en partage avec l’expérience de l’auteur ?

Je replonge dans les souvenir de ma lecture d’Eliette. A. J’ai compris qu’à travers une histoire singulière le lecteur pouvait retrouver sa propre histoire.  Les romans d’Eliette à travers ses héros, parlais de son humanité, et parlant de son humanité, l’histoire qu’elle racontait devenait l’histoire du lecteur. J’ai eu besoin d’écrire à l’auteure ce que mes yeux me dictaient. Voici sa réponse :

« C’est bizarre ce que je vais dire, mais à vous lire, j’ai l’impression de comprendre ce que j’écris…  J’ai besoin de me relire pour refaire le chemin de mon écritureJe me relie et cette relecture me relie … Comme quoi il faut être deux pour écrire… Je me demande même si l’essentiel n’est pas chez celui pour qui on écrit…/ …E.A

L’adresse de l’écriture c’est le lecteur. Il nous faut l’inventer si nécessaire, l’imaginer lire et derrière sa lecture sur l’histoire singulière de l’auteur, il y a tous les effets miroirs qui font que le lecteur devenez le personnage central du livre.  C’est ainsi que j’ai écrit sans revenir sur mes mots. Et j’ai pu constater que cette auteure aimait ce style d’écriture un peu à l’arraché mais qui vient dans la spontanéité du profond de soi-même. « Cher Elie, Vous ne distrayez pas, vous me ramenez à l’essentiel. Et vous me faites comprendre ce que je suis en train de faire aujourd’hui avec mon livre. C’est, plus qu’une lecture, une interprétation au sens fort. »…E.A. « Vous devriez écrire sur la logothérapie » Me dit-elle

C’est ainsi que j’ai commencé à ouvrir mes anciens écrits pour les réécrire sous le soleil du partage.

Je reprends le fil conducteur après la page blanche : REVENIR AU SENS … Je repêche de la corbeille mes coupés non collés…  Je les colles à ma page blanche.

REEVENIR AU SENS !

D’où vient l’appel ? Pourquoi l’écrire ? Quel sens donner à cette écriture ?

« La recherche de sens questionne l’homme à chacune de ses actions. Dès qu’il accomplit quelque chose, il s’interroge pour savoir si sa démarche est dotée de sens »[3].  Ainsi, agir, en l’occurrence, ici, écrire, nécessite de donner sens à mon action.

En bon élève, je me pose la question du sens de mon écriture. C’est en suivant moi-même la méthode de cet ouvrage que j’ai découvert le fil conducteur qui m’a amené à partager ce qui, pour moi, est devenu un des axes de vie le plus essentiel : Découvrir le sens de sa vie que je nomme dans ce livre le projet-sens.

Retournez à vos souvenir tel était la consigne.

Ce qui me reste des souvenirs de mon parcours de vie, c’est ce questionnement permanent et universel, inhérent à la nature humaine. Tout au long de mon chemin de vie, dans mes rencontres, chez les philosophes, des analystes de Sigmund Freud à celles de Viktor Frankl, dans la sagesse traditionnelle de l’orient à l’occident, la question revenait toujours, identique à elle-même :

Quel est le sens de la Vie ?

J’ai cherché une réponse aux mille et un pourquoi ?  La mort, la souffrance, l’injustice, nous livrent à des questions parfois décapantes ! Pourquoi continuer à lutter? Et D.ieu dans tout ça ? Faut-il le ranger comme le fit Freud au placard des illusions ?[4] Si pour Freud, se poser la question du sens de la vie c’est être malade, pour Arthur Schopenhauer, celui qui ne s’interroge pas sur le sens est une bête.[5] Quand à Viktor Frankl : « Toute sa vie l’homme cherche à avoir un but qui a une signification »[6].

Compagnon de la liberté, j’ai voyagé en quête d’un « plus-être » auquel seule l’évasion spirituelle pouvait dans ses apparences donner sens. Je me suis mis en chemin passant par Sri Aurobindo, Ramana Maharchi, Krishnamurti, Bouddha, Rabindranath Tagor, Lao Tseu, Lanza Del Vasto, Hermes, Hermann Hesse, René Guénon, Platon, Héraclite…, pour n’en citer que quelques-uns[7].

En cheminant sur ces sentiers, je me suis tant de fois perdu dans les labyrinthes d’une vie en quête de vrai, perdu dans les artifices de l’illusion, perdu chez les vendeurs de rêve, « maîtres chanteurs ».  Mais ce cheminement, avec ses erreurs, est devenu ma richesse.

Quel chemin ! Quel chemin pour en arriver là où le passé n’est qu’ «apprenti-sage», pour nous conduire au cheminement vers l’Être. Quel chemin pour apprendre à mieux regarder ces cailloux d’épreuves sur lesquels nous buttons. Là où ces obstacles du passé se transforment en panneaux indicateurs pour éclairer la vision du futur.  Comme si demain était tapissé du sens qui se construit à travers les épreuves.

Et si demain n’est pas dans la certitude, la conscience de la réalité éphémère, nous conduit vers la juste attitude…  Le chemin est long lorsque le but c’est l’infini… Mais si le chemin c’est la quête…Alors je suis en chemin…. Alors je n’ai plus peur de me perdre, puisque le chemin se construit en marchant, tout en passant par des passages à vides…Les impasses deviennent passages, signes du changement de route…

Le vide devient, indicateur de sens, le plein étant déjà occupé par la voie des sens.

Si la question du sens de la vie est ressentie avec une acuité particulière dans les moments d’épreuve ou de grande souffrance, elle vient aussi nous interpeller pour que notre passage sur terre soit utile à la vie.

C’est ainsi que je me suis mis en chemin vers mon projet sens[8]qui m’a amené à ce projet d’écriture.

J’ai donc partagé le projet de ce livre avec quelques amis .Voici leur retour :

 « Voilà. J’ai lu…envie de pleurer, ou de répondre. Avec mes souvenirs : dix ans, septembre 62 ; c’est l’indépendance. Plus d’écoles publiques françaises, c’est l’Algérie algérienne. Je suis en uniforme chez les sœurs. Je déteste cet uniforme… » Après lecture du projet, Geneviève plonge dans son enfance.

 

« J’ai été happé par la formule « trouver son projet de vie « …/… À plusieurs reprises j’ai voulu m’y consacrer, mais à chaque fois le blocage de devoir commencer. Par quoi ? Comment ? Parler de qui? Devoir soulever des souvenirs qui font mal ? En lisant tes chapitres on se sent accompagner à faire notre propre livre de vie…/ La réponse et enfoui dans nos têtes.  Oui je sais dans L’ENFANCE…/ Je voudrai me servir de ton livre pour commencer enfin le mien.

Oui je suis prête à écrire tout ce dont je cache dans ma mémoire ». Me retourne Yaël.

L’enfance ! Voilà, j’y suis, ça tourbillonne dans ma tête ! Des idées nouvelles, de nouveaux souvenir, je reprends mon propre texte, ça commence bien par l’enfance.

1954, c’est l’indépendance de la Tunisie. Le jour de la liberté de nos amis, nous devons partir, nous enfuir ? Pourquoi ? Pourquoi l’odeur de la peur a-t-elle remplacé celle du jasmin. Nous étions riche, j’avais beaucoup de jouets, nous quittons le pays une valise à la main. Pourquoi ? Au nom de quoi ? J’ai 8 ans, je suis avec toute ma famille dans les entrailles du bateau qui nous mène en France. Où est l’odeur du jasmin, il n’y a plus que cette odeur de vomie. Je glisse, je tombe, ça sent pas bon, je vomie sur mon beau pantalon de voyage, je meurs de ma Tunisie natale. Je me relève, le bateau targue, je glisse à nouveau. Je ne veux pas mourir dans la vomie de la tristesse du monde… D.ieu mon Ami ne me laisse pas mourir… J’ai 8 ans, je meurs de la Tunisie en étranger, je me réveille en France en étranger, Etrange ! Je serai l’homme de nulle part, pèlerin du vide… Je serai guide de l’espace vide qui donne place à l’existence.

Sachez que là où nous allons n’est pas de l’ordre du connu. Il faut juste ne pas avoir peur de se perdre dans le texte.  

Cette page blanche devient une nouvelle entrée ! Le livre devient un livre à plusieurs entrés. Vous pouvez le suivre d’une façon linéaire, mais son écriture n’est pas linéaire. Un projet sens se construit par couche dans un itinéraire qui sera votre. Alors acceptez de vous perdre dans le déroulement de votre texte, revenir en arrière, sauter un exercice, prendre un texte de l’annexe, reprendre votre texte, revenir à votre enfance, même si elle n’est que blessure car là se trouve les racines du sens…  Revenir à de nouveau souvenir, à vos réalisations, vos échecs, les réécrire, les annoter…puis revenir à l’exercice qui vous a mené vers votre page blanche… Ainsi le projet sens se dessinera comme une peinture, couche après couche.

Je réécris l’introduction. Attention, tout ceci n’est que « pré-texte » à ton propre texte. Toi aussi, reviens à ton écriture, ajoute, réécrit, jusqu’à ce que le sens se fasse entendre.

 

Le ton est donné, la carte de fond est posée, je peux maintenant aborder les exercices d’apparence pragmatique, sachant que l’essentiel n’est pas dans la surface. 


[1] La vérité sur l’affaire Harry Quebert

[2] (Dicker, La vérité sur l’affaire Harry Quebert, De Fallois, 2012)

[3] V.Frankl, Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie, Editions de l’Homme,

[4] En annexe D.ieu dans tout ses états

[5] Magasine Réussir N°1 Dec 2013

[6] (V.Frankl, Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie, Editions de l’Homme, 2006)

[7] Voir Bibliographie

[8] Voir en annexe

Crime à Itamar

Vendredi 11 mars 2011, une famille, la famille Fogel est sauvagement assassinée au village d’Itamar. La question n’est plus de chercher à comprendre quelle peut être cette force démoniaque, dans l’âme de ce qui s’appellerait être humain, qui peut le conduire à décapiter un bébé de 3 mois au nom de je ne sais quelle idéologie. La question n’est pas non plus de chercher à comprendre comment cette force peut également envahir les consciences dites politiquement correctes d’une certaine intelligentsia médiatique qui se joue du monde pour laisser sous-entendre que « c’est bien encore la faute des juifs ». « Des colons ont été tués !!! » disent-ils.  Là ne sont plus les questions, notre peuple a appris… Il reste ici encore, comme pour toutes les catastrophes que le monde peut vivre : Pourquoi ?  Quel est le sens de tout cela ? Et D.ieu ? Lire la suite

D.ieu UN

A maintes reprises j’ai eu l’opportunité d’échanger sur l’Unité, la non dualité, le judaïsme universelle…le D.ieu Un…/ je voudrais aujourd’hui partager  les quelques mots que j’ai entendu du profond de mon être, avec l’humanité qui est en chacun de nous.

D.ieu UN cache sa face pour que nous le cherchions. Les croyants attendent qu’Il vienne les libérer alors que Lui attend que l’homme Le libère. D.ieu est en quête de l’homme, nous dit Abraham Eschel. D.ieu attend que l’homme Le libère des images qu’il a construites pour se l’approprier. L’innommable est nommé, l’incommensurable est limité dans la mesure de sa propre vision, l’intemporel est investi dans l’histoire de sa propre temporalité. L’Un qui crée l’homme à son image est fait dieu à l’image de l’homme. L’être suprême, le « JE SUIS » du décalogue, Celui qui nous libère de l’esclavage de l’idolâtrie se voit investir en idole par l’homme. L’Etre qui fait être est nommé dieu. Dire dieu c’est placer l’UN dans l’Olympe des dieux. La religion ghetto prend naissance dans cet Olympe où chacun cherche à protéger son « idéologie » face aux menaces d’ouverture qui risqueraient de briser son idole. L’homme en quête de D.ieu peut ne plus croire en ce dieu à l’image de l’homme, le mot dieu sera même banni, et avec, toute idée de divinité…

… C’est à nous de réhabiliter, le Nom, en redécouvrant l’enseignement de la tradition première dépouillée des radicalisations intégristes. Lire la suite